Tome 2 : Jusqu’au ciel

Quatrième de couverture :

Le temps presse.

Dans l’ombre et la moiteur, les régiments des Duchés ont submergé Arham. Les défenses du Bastion ont cédé, déversant des milliers de civils affolés dans la sombre forêt environnante.
Séparés de leur groupe, Akhyla et Ekam entreprennent de rejoindre le sud à travers les bois. Leur périple déjà difficile se transforme en une course mortelle lorsque d’innombrables silhouettes apparaissent entre les troncs centenaires.
Toujours bloqué à Arham, Enki renâcle. Il attend l’arrivée du duc Leko, qu’il abhorre. Une inertie d’autant plus insupportable pour le guerrier que ses proies ont pris la poudre d’escampette.
A bord de l’Archon, Aedan et Vaten tentent d’échapper à leurs poursuivants. Ils foncent vers le sud, vers Cress, une cité sans foi ni loi où ils pourraient aussi bien trouver leur salut que signer leur perte.

Alors qu’Humains et Multins se lancent à corps perdu dans une nouvelle guerre, une menace s’éveille dans les terres oubliées du Sud. Un péril aux os saillants et à l’haleine de mort qui a juré d’en finir avec les vivants.

 

Extrait :
 

Le spectacle qui s’offrait à lui le souffla comme une bougie au vent.
La large cuvette autour d’Arham était éclairée d’une telle lueur écarlate que l’on devinait jusqu’au dernier muret des champs de payu. Le moindre de ses pontons paraissait prendre ses aises dans une mare de sang. À côté de leur silhouette rachitique, des carcasses de vaisseaux de toute taille parsemaient un océan irréel.
Plus au centre, la Basse Ville formait à présent une ceinture flamboyante autour des hautes fortifications. Plus aucune forme ne se détachait de cet amas de flammes tourbillonnantes. Les bâtiments colorés, les quais animés, les colporteurs affairés ? Tous dévorés, tous avalés par le feu impitoyable.
Et au milieu de ce brasier insatiable se dressait Arham.
La Ville Blanche disparaissait presque dans la fumée brune dégagée par la combustion de milliers de tonnes de bois. Seul le Veilleur dominait encore ce voile mortuaire de sa masse noire. Sa lumière s’était éteinte et les frégates ennemies avaient repris leur carnage.
L’agonie du Bastion n’avait pas mis fin à la fureur des assaillants. Les dizaines de navires ragoniens continuaient sans relâche leur entreprise de destruction. Ils se focalisaient sur le sud de la cité, et les baraquements autour de la porte subissaient des tirs nourris. L’on ripostait toujours depuis le sol. Avec une obstination désespérée, à en juger par les déflagrations sinistres qui se succédaient sans discontinuer.

 

 

 

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